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Lundi 6 mars 2016 Ce matin nous avons rencontré Amandine Goulomès, travailleuse sociale du CEIIS, en charge du quotidien des migrants accueillis puis la famille et les jeunes gens. Elle apprécie le soutien que le collectif peut apporter. D'autant plus que sa charge de travail est lourde. Elle a consacré les premiers jours à installer au mieux les personnes accueillies, matériellement, afin de leur assurer le repos dont ils ont grand besoin. Maintenant, elle va répondre aux besoins spécifiques des uns et des autres . Les dons matériels amenés aux services municipaux ont été transportés au centre d'accueil. Amandine se charge de les répartir et de faire choisir. Elle envisage d'accompagner les personnes au secours populaire demain. Elle a pris contact avec les restaurants du coeur pour l'épicerie. Il reste le pain et les produits périssables à gérer . Apparemment, ils mangent beaucoup de pain, des œufs, des légumineuses, du riz, du curry, des raisins secs. Leurs besoins constatés concernent les moyens de communication avec leurs proches restés en Afghanistan, au Pakistan, en Iran...L'accès au Wifi étant impossible à l'ancienne gendarmerie, Amandine se propose de les amener dès que possible à la cyberbase ( cet après-midi). Le père de famille a besoin de communiquer avec ses deux filles ainées (14 et 15 ans) laissées au Pakistan chez leur oncle. Nous pensons lui permettre d'acheter une carte sim à la boutique de téléphonie (demain). La deuxième forte demande de la famille et des jeunes concerne la scolarisation et la poursuite d'études. L'apprentissage du français apparaît donc comme une priorité. Amandine a contacté la PEP 46 qui a répondu très favorablement en proposant de les intégrer aux cours d' apprentissage du français existant à Gourdon, voire d'en créer un nouveau pour eux. L'ensemble du groupe semble avoir le projet de demander l'asile politique en France. Un autre besoin important exprimé par les jeunes est de faire du sport : il y a parmi eux trois footballeurs et trois volleyeurs. Le problème à régler est celui des assurances. Amandine n'a aucune marge de manœuvre financière. C'est pour cela que nous organisons une quête pour répondre aux besoins cités précédemment et parer aux menues dépenses quotidiennes et alimentaires dans un souci de respecter au mieux leur autonomie. La quête s'effectuera demain lors de la distribution AMAP et samedi matin sur le marché. Vous pouvez nous contacter au Danièle Mianes 06 03 00 57 21 Renée Destacamp 06 88 94 09 67 Sylvie Crespo 06 32 37 36 34 -----------

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Rencontre du 3 mars 2016

Première réunion à la mairie de Gourdon

Bonjour,

Madame Marie-Odile Delcamp, maire de Gourdon, a invité le collectif à participer à une réunion ce jeudi 3 mars à 15h00 à la mairie de Gourdon.

Participants à  cette réunion :

Bernard Boyé, Maire adjoint en charge des affaires sociales,

Amandine Gouloumes (CEIIS de Cajarc ) chargée d’assister de 9h00 à 17h00 les “demandeurs d’asile ”

Anne Sérillon (CADA de Cahors )

Marylène Benjamin pour le C.M.S. de Gourdon.

Des représentant(e)s du “Secours catholique”, de la “Croix Rouge”, du “Secours populaire”  et des “Restos du cœur”,

Et trois membres du « Collectif de soutien aux migrants”.

Après un rapide rappel de l’historique (circulaire Cazeneuve, acceptation par la ville de Gourdon d’être un Centre d’Accueil et d’Orientation…) nous avons eu quelques précisions sur les personnes accueillies : 6 jeunes adultes, une famille avec 6 enfants de 18 mois à 14 ans.

Le père de famille et deux jeunes parlent anglais.

Tous se comprennent en dari.

Il est prévu qu’ils fassent à Gourdon une “pause” de 1 à 3 mois. Ensuite ils seront envoyés dans des CADA

Ce temps de 1 à 3 mois leur est nécessaire pour déposer un dossier de demande d’asile.

Seul un jeune adulte n’a pas encore commencé les démarches pour cette demande, les autres ont déjà commencé leur dossier à Calais, d’où ils viennent.

Ils sont logés dans des appartements (Lot Habitat ) de l’ancienne gendarmerie de Gourdon.

Un recensement est fait pour les besoins matériels : le point sera fait par Bernard Boyé sur le site de la mairie

Les différents associations ont proposé leur vestiaire (mais les besoins en baskets pour les jeunes n’ont pu être satisfaits).

Pour l’alimentation :

Les restos du cœur vont demander une dotation supplémentaire pour 14 bénéficiaires, mais, dans l’urgence, ils ont fourni des légumes, des conserves, du riz, des pâtes et… beaucoup d’huile.

Les céréales petit déjeuner  et le couscous n’ont pas été gardés.

Ils sont musulmans, donc, si la viande n’est pas halal ils ne la consomment pas.

Par contre, ils mangent beaucoup de pain (les restos du cœur n’en ont pas suffisamment).

La Croix Rouge peut donner des bons alimentaires utilisables dans différents commerce, mais il faut qu’un(e) assistant(e) social(e) se charge d’en faire la demande.

Amandine Gouloumes (CEIIS) peut s’en charger.

 

Au delà du “matériel”

Ils pourront se faire transporter par la navette de la sous préfecture

Des idées pour “communiquer” : il faudrait demander un accès à la Cyber base, dont l’accès est gratuit pour les personnes sans ressource.

La scolarisation des enfants se heurte à toute une série d’obstacles administratifs… “urgence” et “Éducation Nationale” ne vont pas de pair !!!

Un contact doit être pris avec la PEP ( ? ) pour un enseignement du français.

Pratique de sports : pas gagné, il faut avoir une licence sportive !

En conclusion; il faut gérer l’urgence avec toutes les lenteurs de l’administration et sans savoir exactement ce que les “demandeurs d’asile” souhaitent…
Nous avons suggéré de leur donner de l’argent collecté pour qu’ils aient une petite autonomie dans l’achat de nourriture, pain, etc.

De leur offrir des places de cinéma.

De leur proposer des ateliers de théâtre mimé (consignes fournies en anglais)

De contacter la médiathèque (avec Amandine Gouloumes) pour qu’ils puissent être dans un milieu agréable, regarder des revues, BD, livres en anglais, etc.

Pour la partie médicale ils devraient avoir la C.M U, mais rien n’est prévu pour leur apporter une aide psychologique (qui ne peut s’effectuer que dans leur langue maternelle).

Ils devraient bénéficier d’une aide médicale   » physique  » mais rien n’est prévu pour leur apporter une aide psychologique (qui ne peut s’effectuer que dans leur langue maternelle).

 

Malgré la mobilisation des associations et de la Mairie il manque un peu de “chaleur humaine”, elle viendra une fois les obstacles techniques surmontés, ce sera entre autre notre rôle de collectif citoyen.

Nous serons amené à nous rencontrer pour tirer les analyses de ce naufrage.

 

Continuons à faire signer cet appel

 

Pour le collectif

Présents à cette réunion

Jean-Jacques, Martine, Merzouk

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